« (...) Prenez le petit quart d'heure suffisant pour lire Loin des yeux, près du coeur. C'est vif, frais, émouvant, intelligent et nécessaire! (...) Et démonter les préjugés est un sport de combat comme les autres. (...) » C'est ici, vu de l'intérieur : http://www.vues-interieures.eu/post/2016/05/25/Loin-des-yeux%2C-pr%C3%A8s-du-coeur-Thierry-Lenain


«(...) Une forme d’idéalisme traverse Il Faudra, pas idéologique pour un sou, on le qualifiera plutôt de pur comme le cristal. (...) Un ouvrage d’une belle finesse, qui cherche à être agréable, à raconter autant qu’à créer la réaction chez l’enfant (...) On peut le qualifier d’engagé, mais aussi de poétique non dans sa structure mais plutôt dans la recherche du sens. (...) »

Si après ça je ne passe pas un bon WE bien que The Voice soit terminé.... 

VITRINE DU LIVRE

Elle sera toujours là, Thierry Lenain

14 mai 2016 |Marie Fradette | Livres
Jeunesse
Elle sera toujours là
Thierry Lenain
D’eux
Sherbrooke, 2016, 24 pages
« Pour m’accueillir, me tenir au chaud, elle était là […] Pour me protéger, m’emmener loin, elle était là. Pour dire les étoiles, dessiner les vagues, elle était là. » Elle était là, la maman. D’une plume empreinte de douceur et de poésie, Thierry Lenain trace avec une grande sensibilité et une économie de mots les précieux moments dans la vie d’un petit. Grâce à cette sobriété, la nécessaire présence maternelle luit de tous ses feux dans cet album fraîchement paru chez D’eux. Si les quelques phrases frappent par la force des images qu’elles envoient et participent de l’atmosphère enveloppante de l’ensemble, les découpes tendres de Manon Gauthier expriment toute la candeur et la puissance du lien affectif. Les différents plans épousent les émotions et l’action mise en scène dans le texte, mais il faut voir la chute de l’histoire délestée des mots de Lenain. L’illustration à elle seule déverse alors une charge émotive intense. Puis, comme un baume sur la douleur, le souvenir et l’amour indéfectible de la mère assurent la pérennité de la relation. Un album à la fois éprouvant et lumineux.

Et c'est dans le journal québécois Le Devoir, ici

(édition poche, qui vient de paraître chez Gallimard)

Évidemment, ça fait toujours plaisir de lire que ce que tu as écrit, c'est trop bien… Mais ça fait surtout plaisir de constater que ce que tu voulais faire passer, Mathilde Dondeyne, par exemple, l'a reçu à 1000% :

«... La réflexion laisse place à l’action, certes utopique, mais pleine d’espoir. La fin du livre, que l’on ne dévoilera pas, émeut terriblement. En très peu de mots, Thierry Lenain évoque des sujets presque tabous, qui lui tiennent à cœur et que l’on retrouve dans tous ses ouvrages. En effet, quand il s’agit de guerre, de violence, d’attentat, de nombreux parents éprouvent des difficultés à répondre à ces questions touchantes mais embarrassantes, voire pénibles. C’est ainsi que la littérature et les images peuvent aider, puisque l’enfant s’identifie parfaitement au petit garçon, intrépide et courageux. Sur une note d’optimisme, les auteurs touchent à l’essentiel, à l’idéal : l’amour et la paix. »

Merci Mathilde ! (L'intégralité de sa critique se trouve sur  le site onlalu.)

Thierry
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Exemple :


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http://eepurl.com/bBeqyX

«C'est sous l'égide de la maison d'édition sherbrookoise D'eux qu'a été lancé le nouvel album de Thierry Lenain, Elle sera toujours là. Et c'est un clip imagé*, dans lequel un enfant évoquait sa mère absente, qui a été la pépite d'or à l'origine de cette nouvelle histoire sur la maternité. Le titre est évocateur, Lenain y raconte tout en finesse la présence de la mère qui n'est plus, mais qui sera pourtant toujours là. Quelque part dans le cocon des souvenirs tendres, dans l'amour qui habite la mémoire et le coeur.

L'illustratrice québécoise Manon Gauthier a mis en images le touchant récit. Une belle première cocréation entre les deux artistes, qui ne se connaissaient qu'à travers leur oeuvre respective. « C'est l'éditeur Yves Nadon qui a eu flair d'aller chercher Manon et d'amalgamer nos univers. Je trouve qu'elle a su capter l'essence du texte. Ses images sont magnifiques. Ça donne un tout réussi. C'est un équilibre qui n'est pas si évident que ça à trouver », exprime celui qui voit toute trame narrative comme un terreau dans lequel peuvent fleurir les images.»

Karine Tremblay, La Tribune

*

D'accord, je l'ai découverte via The Voice TF1 et pas grâce à L'École des Loisirs époque Geneviève Brisac. D'accord, Christophe Honoré ne nous a pas encore dit ce qu'il était intelligent d'en penser. Mais j'ai quand-même acheté 3 exemplaires du CD de Tamara Weber Fillion, histoire de la soutenir, vu que le tarif de la Charte des Auteurs pour la Jeunesse ne s'applique pas aux prestations musicales dans le métro.


Finies donc, mes rencontres avec les enfants. Jérémy (CM1), l'un des derniers que j'ai rencontrés à Sherbrooke au Québec, a écrit ce texte en invitation à évoquer une couleur comme Hugo dans Loin des yeux près du coeur. Et ça me donne envie de réaffirmer : oui, j'écris des livres POUR Jérémy. Oui, j'écris des livres POUR les enfants. Je suis fier de ça. Et je continue à m'en balancer qu'on reconnaisse (ou pas) ma production comme de la littérature à l'égal d'autres littératures. J'en ai strictement rien à faire de l'étiquette d'écrivain. Franchement : qu'est-ce que je pourrais en avoir à foutre, quand Jérémy est capable de dire ça ?
https://www.facebook.com/tamaraweberfillion

Combattre pour le revenu des auteurs en pleurant famine est vraiment une stratégie aussi mauvaise que larmoyante. Parce qu'un auteur affamé, c'est tout aussi possiblement un auteur qui ne vend pas, qui ne vend plus.

Or vivre de l'écriture, ce n'est pas seulement écrire - sauf à vouloir un statut de salarié pour les écrivains. Le livre, c'est aussi du commerce. Pour une raison ou une autre, tu vends assez : tu vis de ton écriture. Pour une raison ou une autre, tu ne vends pas assez : tu ne vis pas de ton écriture, même si tu trouves ça scandaleux et que tu en es meurtri au plus profond de toi.

Sur cette question, la seule revendication qui tient la route est : l'auteur perçoit-il suffisamment sur la vente d'UN exemplaire ? C'est tout le sens de la taxe PSTA ("droit fixe"), non soumise à la répartition du prix du livre, qui pourrait venir s'ajouter au droit d'auteur proportionnel : une taxe justifiée par le travail fondateur et spécifique de l'auteur. Une taxe sur toute transaction marchande concernant le livre, papier ou dématérialisé, à prix plein ou soldé.

Exemple : sur un livre ou un ebook à 10€, 8% de droit d'auteur = 0,80€ + PSTA à 0,50€ = 1,30€. Sur un livre à 5€ avec un auteur et un illustrateur, 4% de DA pour chacun = 0,20€ + PSTA à 0,25€ = 0,45€ pour chacun. Sur un livre soldé sur lequel actuellement l'auteur ne touche rien : 0€ de DA + PSTA 0,50€ = 0,50€.

Prenez vos derniers relevés de droits d'auteur. Calculez. Vous verrez la différence. Et je ne parle pas là seulement pour les auteurs qui ont leur visuel en 4x3 dans le métro ou qui passent à la TV, mais pour les autres aussi. Et même pour ceux qui ne vendront jamais assez pour en vivre.


Et voilà... Je n'étais pas en France samedi soir, je n'ai pas pu voter pour Tamara, et ils l'ont virée… (la première fois que je suis monté dans un avion j'ai fait attention à ne pas bouger sur mon siège pour ne pas risquer de faire tomber l'avion).
Ah les trop nuls !!!!!!!!!!!!!!  :'(


Son album Time, Wind & Fire (2014)

Je suis rentré du Québec où, durant le congrès De mots et de craie, j'ai définitivement concrétisé une décision prise il y a quelques temps déjà : mes dernières rencontres avec des lecteurs enfants et avec les médiateurs du livre jeunesse. Et je suis content d'avoir tourné cette page dans ce congrès là-bas, dans cette école là-bas, dans cet hôtel là-bas. Il y a un temps pour tout.


3 de mes albums viennent de paraître en poche :
  • Wahid (l'amour est plus fort que la guerre) illustré par Olivier Balez chez Albin Michel (5,50€)
  • Moi DieuMerci qui vis ici (qui raconte l'histoire de mon ami DieuMerci) également illustré par Olivier, toujours chez Albin Michel (5,50€ - et merci pour ces deux là à Lucette Savier)
  • Il faudra (Et il décida… de naître), illustré par Olivier Tallec, chez Gallimard (4,90€) - et pour celui-là merci à Emmanuelle Beulque des Éditions Sarbacane chez qui paraîtra à l'automne un nouvel album illustré par Betty Bone : "Vivants".
En librairie our sur le site des librairies indépendantes : ici



"Découvrez le confort et la tranquillité grâce à cet hôtel de type urbain zen à saveur new yorkaise. L'environnement à la fine pointe de la technologie vous permettra de rester connecté à la réalité tout en vous évadant du quotidien..."

La publicité de l'hôtel québécois 4 étoiles où je me trouve, invité par le congrès De mots et de craie, n'est pas mensongère. Évadé de mon quotidien, je reste toutefois connecté à la réalité, et je reçois par mail (grâce au WIFI gratuit) deux relevés de droits d'auteur pour des albums sortis en 2012 et 2014 (en France). Pour l'un, le résultat des ventes est : - 85 exemplaires (les retours supérieurs aux ventes). Pour l'autre : +73 exemplaires vendus en 2015: 30,10€ de droits d'auteur.

"Tabernacle ! je pense d'abord. Que n'ai-je écouté la Charte ! L'illustratrice et moi, on n'aurait pas dû accepter 6% à se partager ! On aurait dû exiger 10% comme en littérature adulte !"

Après j'ai calculé: avec 10% je n'aurai perçu que 20€ de plus... Pas de quoi, une fois que je ne serai plus gracieusement et délicieusement nourri ici, échapper à la famine qui guette l'auteur jeunesse ("Se consacrer à l’écriture ou à l’illustration, c'est mourir de faim" dixit La Charte).

Et c'est là que j'ai compris ! Le problème, ce n'est pas l'éditeur, c'est le lecteur ! Non mais qu'est ce qu'ils foutent, les lecteurs, à n'acheter que 73 exemplaires de mon album, mais des dizaines, des centaines de milliers d'exemplaires d'autres livres - et parfois d'un seul même auteur jeunesse autre que moi ? De quel droit ils n'achètent pas mes livres, les lecteurs ? Je les ai écrits ces livres, merde !!! Ils cherchent ma paupérisation ou quoi ?

Alors voilà. Je vais lancer une pétition contre les lecteurs qui n'achètent pas mes livres. Ou utiliser une plateforme de financement participatif : "Si vous n'avez pas acheté mes livres, faites moi vivre quand même". En attendant, ce soir je mange chez Yves Nadon avec Michaël Escoffier, Manon Gauthier, Stéphane Poulin, Olivier Balez et Alexandre Jardin. Autant en profiter....

L'album que j'ai cosigné avec Manon Gauthier (et je ne le regrette pas, oh non !) aux éditions D'Eux d' Yves Nadon parait aujourd'hui au Québec. Ne le cherchez pas en France il n'y est pas disponible... Mais vu que je me trouve en ce moment au Québec invité à intervenir au congrès De mots et de craie (oui, c'est vachement galère la vie d'auteur jeunesse, on n'arrête pas de vous le dire), j'en ramènerai dans ma valise et j'en vendrai sur mon blog. Donc pas la peine de l'acheter sur amazon.ca ! Et merci à Sylvain et Lulu pour cette critique:

Un album enveloppant comme les bras d’une mère que l’on a aimée. Une mère disparue, mais qui sera toujours là. Thierry Lenain et Manon Gauthier touchent ici l’essence de cette tendresse éternelle qui nous habite.
Une œuvre magnifique construite en un bouquet de souvenirs, tous ces petits gestes quotidiens qui nous ont permis de grandir doucement et d’oser sourire à la vie.
Que l’on ait 4 ou 54 ans, c’est le cœur plein de bienveillance qu’on se laisse porter par les mots délicatement tissés par Lenain et les sublimes illustrations de Gauthier.
Un album d’une simplicité émouvante, désarmante. On n’a qu’une envie, parler de notre mère. Et surtout, lui redire qu’on l’aime, qu’elle soit à nos cotés ou logée en notre cœur. Un livre parfait pour susciter les échanges et les complicités.
Elle sera toujours là est un ouvrage intime… comme une chanson susurrée à l’oreille, un câlin protecteur ou un baiser sur la joue. Laissez-vous aller, ne boudez surtout pas votre plaisir!

Sylvain et Lulu
Pour d'autres suggestions de lecture : http://sylvainetlulu.com/LIRE/index.htm
La classe d'accueil du collège Édouard Vaillant de Bordeaux monte actuellement Moi Dieu Merci qui vis ici avec Wahid Chakib pour le jouer au TNBA (Bordeaux) le 17 juin.


Pour les contacter :

Planning familial 37
10, Place Neuve
37000 TOURS
02 47 20 97 43
mfpf37@wanadoo.fr


Un petit prix [6,95€] pour le premier titre d'une collection...  

Un petit prix [5,95€] pour mon premier livre de grand-père, et c'est magnifique la vie qui avance même quand on vieillit.

Un petit prix [5,50€] pour leur rappeler que, oui, il a le droit de vivre ici et [5,50€] pour répéter que, oui, vive le métissage plus fort que la guerre.